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Autorités et militants, qu'attendez vous pour réagir face à l'extrémisme anti viande ?

Depuis quelque temps commencent à se développer dans l'hexagone des discours et actes radicaux incitant à la violence envers les éleveurs et dans certains cas des dégradations. Ces mouvement prônent l'abolition de toute forme d'élevage

Certains membres ou pas d' associations abolitionnistes tiennent un discours radicalisé et appellent ouvertement à la violence. Je vous laisse constater la teneur de ces propos dans les photos suivantes, récupérées sur Facebook.

Ces exemples ne sont pas exhaustifs. Une boucherie du quartier Saint Michel a également été tagué en janvier 2017 à Bordeaux, une vitrine de boucherie vandalisée à Castres en décembre 2016. Heureusement ces exemples ne sont pas une généralité mais je tiens ici à souligner des faits, de surcroît illicites d'atteinte aux biens. Et ces atteintes ne sont pas localisées et anecdotiques.

Autorités et militants, qu'attendez vous pour réagir face à l'extrémisme anti viande ?
Autorités et militants, qu'attendez vous pour réagir face à l'extrémisme anti viande ?
Autorités et militants, qu'attendez vous pour réagir face à l'extrémisme anti viande ?
Autorités et militants, qu'attendez vous pour réagir face à l'extrémisme anti viande ?

Ces extrémistes n'hésitent pas non plus à perturber des salons agricoles. Tout les moyens sont bons pour imposer leur idéologie.

Rajoutons à cela des dégradations volontaires de biens

Voilà ce que dit un mouvement sur sa page Facebook concernant cette dégradation :"Saboter les activités des tueurs d'animaux, sans constamment supplier des institutions qui ne veulent rien changer. Moins de pétitions, plus d'action." On ne peut être plus clair.

Voilà ce que dit le Code pénal :

chapitre IV de l'article 24 sur les CRIMES ET DELITS COMMIS PAR LA VOIE DE LA PRESSE OU PAR TOUT AUTRE MOYEN DE PUBLICATION.

Seront punis de cinq ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende ceux qui, par l'un des moyens énoncés à l'article précédent, auront directement provoqué, dans le cas où cette provocation n'aurait pas été suivie d'effet, à commettre l'une des infractions suivantes :
1° Les atteintes volontaires à la vie, les atteintes volontaires à l'intégrité de la personne et les agressions sexuelles, définies par le livre II du code pénal ;
2° Les vols, les extorsions et les destructions, dégradations et détériorations volontaires dangereuses pour les personnes, définis par le livre III du code pénal.
Ceux qui, par les mêmes moyens, auront directement provoqué à l'un des crimes et délits portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation prévus par le titre Ier du livre IV du code pénal, seront punis des mêmes peines.
Seront punis de la même peine ceux qui, par l'un des moyens énoncés en l'article 23, auront fait l'apologie des crimes visés au premier alinéa, des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité ou des crimes et délits de collaboration avec l'ennemi.
Seront punis des peines prévues par l'alinéa 1er ceux qui, par les mêmes moyens, auront provoqué directement aux actes de terrorisme prévus par le titre II du livre IV du code pénal, ou qui en auront fait l'apologie.
Tous cris ou chants séditieux proférés dans les lieux ou réunions publics seront punis de l'amende prévue pour les contraventions de la 5° classe.
Ceux qui, par l'un des moyens énoncés à l'article 23, auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, seront punis d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende ou de l'une de ces deux peines seulement.
Seront punis des peines prévues à l'alinéa précédent ceux qui, par ces mêmes moyens, auront provoqué à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou de leur handicap ou auront provoqué, à l'égard des mêmes personnes, aux discriminations prévues par les articles 225-2 et 432-7 du code pénal.
En cas de condamnation pour l'un des faits prévus par les deux alinéas précédents, le tribunal pourra en outre ordonner :
1° Sauf lorsque la responsabilité de l'auteur de l'infraction est retenue sur le fondement de l'article 42 et du premier alinéa de l'article 43 de la présente loi ou des trois premiers alinéas de l'article 93-3 de la loi n° 82-652 du 29 juillet 1982 sur la communication audiovisuelle, la privation des droits énumérés aux 2° et 3° de l'article 131-26 du code pénal pour une durée de cinq ans au plus ;
2° L'affichage ou la diffusion de la décision prononcée dans les conditions prévues par l'article 131-35 du code pénal.

Chaque citoyen peut signaler aussi une dérive qu'il constate sur Facebook.

Pensez a signalez sur ce site les publications incitant à la violence et les menaces

Ne nous trompons pas de combat. La lutte pour la cause animale est noble et tout ce qui permet de faire évoluer dans le bon sens les conditions d'élevage des animaux est à prendre.

Ce qui est inacceptable dans un état de droit, c'est d'appeler à la violence et de dégrader le bien matériel d'autrui et quelque soit la cause.

J'ai déjà montré dans un autre article les méthodologies sectaires qu'emploient certains membres de ces mouvements, additionné à de la malhonnêteté intellectuelle.

Il n'est pas envisageable d'accorder du crédit à des individus qui prônent le respect envers les animaux et qui sont incapables d'accorder du respect à des personnes qui ne mangent pas comme eux.

Je vous laisse méditer sur cette image extraite du site STOP-JIHADISME.gouv.fr.

Remplacez le mot jihadiste par extrémiste vegan. L'enfer est pavé de bonnes intentions.

Autorités et militants, qu'attendez vous pour réagir face à l'extrémisme anti viande ?

Pour toutes ces raisons, j'appelle les autorités à enfin prendre des mesures fermes et sévères contre ces extrémistes et de mettre sous surveillance ces mouvements concernés, et si nécessaire les dissoudre. Je précise bien "ces mouvements concernés", considérant évidemment que ces dérives ne sont pas l'apanage du mouvement vegan, ni de tout les mouvements, qui je pense ne cautionnent pas ces agissements illicites. Je constate à mon niveau depuis quelques années une surenchère de la part de certains individus ou de certains mouvements qui ne doit pas être prise à la légère, ni par les autorités ni par les associations de protection animale.

Attendez vous que quelqu'un se fasse battre à mort parce qu'il est éleveur ou mangeur de viande ? Le citoyen peut s'inquiéter légitimement de cette dérive. Il ne s'agit pas d'aller vers une démarche toute sécuritaire que je désapprouve mais si on peut agir au niveau préventif, si on ramène de l'ouverture d'esprit et de l'acceptation de l'autre, ce ne sera que mieux.

Je m'adresse aussi aux associations et aux militants. Réagissez avant qu'un drame ne survienne. Votre combat est grand mais si une ligne rouge est franchie, vous serez les premiers à en pâtir et la cause animale n'a pas besoin de ça. Faites entendre votre voix.

Les exemples ne manquent pas d'incitation à la haine et à la violence. On a même dépassé le stade d'incitation. Ceci constitue des infractions aux lois françaises, susceptibles d'être portées devant les tribunaux compétents.

Chaque éleveur victime de ces agissements peut contacter son syndicat agricole pour décider des suites à donner. Mais il est temps de dire stop à ces agissements indignes de personnes civilisées.

Je suis convaincu que la cause animale y gagnera davantage quand cette minorité sera mise hors d'état de nuire car ces comportements décrédibilisent leur cause. Soutenons chacun nos éleveurs et producteurs locaux qui travaillent durement pour un métier noble, celui de nous nourrir et de façonner nos paysages ruraux. Soyons aussi des consommateurs responsables qui disent non à toute forme d'élevage non respectueuse du bien-être animal. La maltraitance n'existe pas que pour les productions animales. Elle existe aussi pour les productions végétales. Ce n'est pas parce qu'une plante n'est pas sentiente qu'elle n'interagit pas avec son sol et son environnement. Remettons en perspective tout ce qui nous nourrit et apportons lui le même respect.

Egalement encourageons tout ce qui va dans le sens d'un meilleur bien-être animal et qui ne clive pas en communautarisme mais qui intègre tout le monde, de l'éleveur au consommateur. Le combat pour la cause animale est, je le répète, noble et honore ceux qui y participent. Mais la violence et l'appel à la haine sont inacceptables et je ne suis pas convaincu que cette méthodologie sera très efficace pour sensibiliser les omnivores. C'est même le contraire qui se passe puisque depuis quelques mois les groupes ou pages "anti-vegan" se multiplient sur les réseaux sociaux. Malheureusement pour la cause, ce sont souvent les extrémistes qui crient le plus fort et personne n'en sort vainqueur.

Je tiens aussi à préciser que ce type de comportement n'est pas le fait de tout les végans ou autres militants. Nombreux sont ceux qui respectent leur prochain et avec lesquels les échanges sont constructifs. Merci à eux pour ce qu'ils font.

Il ne faut pas se voiler la face non plus. Oui il est inadmissible que des déforestations massives servent de prétexte à produire de la nourriture pour les animaux de rente alors que des gens meurent de faim, oui on s'empiffre de viande avec les conséquences pour la santé qu'une surconsommation peut avoir. Oui il est inadmissible que des animaux soient maltraités gratuitement et là le combat des associations, certaines vidéos, ont tout leur sens. Malheureusement tous les animaux ne vivent pas dans les mêmes conditions que les vaches qui illustrent cet article. Ces photos idylliques ne doivent pas occulter les problèmes. Et ces constats doivent faire l'unanimité chez tous les mangeurs. Mais posez vous les bonnes questions. Pourquoi en est-on arrivé à ce point ? Où doit se concentrer le combat ?

N'oubliez pas non plus qu'une fraction non négligeable de la population française est rurale. Croyez vous que votre discours sur l'élevage intensif, les feeds lots, est adapté pour les petits exploitants, pour les animaux qui pâturent en alpage ou dans les prairies permanentes ?

Il n'y a pas que des animaux dans les élevages. Prenez de la hauteur. Il y a aussi des humains, des éleveurs, un tissu économique, un environnement, un écosystème. Enlevez les oeillères zoocentrées et prenez de la hauteur. Vous y verrez des paysages ruraux divers et variés qui existent grâce à des éleveurs. Je ne souhaite pas pour les générations futures des paysages uniformisés de champs de céréales ou de maïs.

Parmi vous militants, certains doivent vivre en ville. Je ne voudrais pas échanger avec vous, moi qui vis à la campagne, mais le plus important est que vous soyez heureux là où vous vivez. Je n'ai pas de superettes à chaque coin de rue comme vous mais j'ai la chance d'avoir des agriculteurs à proximité. Et je préfère de loin commercer avec eux, un contact humain et des produits dont je connais la provenance, que converser avec une caisse enregistreuse, souvent automatique maintenant, en mettant dans mon cabas des produits qui ne sont pas certainement pas tous locaux. Chacun après fait selon ses moyens mais le comportement écologiste ne se résume pas qu'à la question de consommer de la viande ou pas. Toujours prendre de la hauteur. En d'autres termes, balayons déjà devant notre porte.

C'est ensemble, mangeur de viande et végétal/rien qu'il faut oeuvrer pour sensibiliser, dialoguer et avancer ensemble.

Je m'inquiète aussi de la prolifération des pages "anti vegan". Même si je comprends votre lassitude et ras le bol d'être insulté pour ce que vous mangez, ne faites pas le jeu du communautarisme. Personne n'y gagne.

Je ne prône ni l'omnivorisme, ni le végétar/lisme, le flexitarisme où que sais je d'autre. Tout ces termes ne sont là que pour entretenir ce communautarisme et c'est malsain. Notre espèce a la capacité et la force d'avoir une physiologie omnivore, ce qui justifie d'ailleurs qu'on puisse se permettre ce communautarisme. Ce que je prône est que chacun se réapproprie les aliments qu'il consomme et que derrière ces aliments, il y avait des êtres vivants. Respecter sa nourriture passe aussi par respecter la vie et renouer avec elle. Pendant que certains s'étripent, des arbres sont massacrés, des animaux sont parqués dans des élevages, des sols, une pédofaune, des plantes sont maltraités par des traitements. On peut garder notre énergie pour des causes qui nous rassemblent.

Enfin une réflexion personnelle sur ce communautarisme. Autrefois c'est la religion qui édictait les principes alimentaires. le sens étymologique de religion est "relier". Désormais à l'ère de la "raison", qu'est ce qui remplace la religion dans ce domaine ? Ne constate-t-on pas un retour vers un tribalisme, un clanisme alimentaire ? Gare aux doctrines, aux néoreligions qui clivent, qui opposent, qui prônent le communautarisme.

Le bien être animal n'est pas l'apanage d'une minorité d'extrémistes mais de chaque consommateur et le fanatisme, sous n'importe quelle forme, n'a jamais fait avancer l'humanité.

Autorités et militants, qu'attendez vous pour réagir face à l'extrémisme anti viande ?

Mise à jour du 11/07/2017

Une personne, dont un des commentaires figurait dans cet article, m'a contacté via la messagerie du blog.

Cette personne, dans son commentaire, indiquait :

Autorités et militants, qu'attendez vous pour réagir face à l'extrémisme anti viande ?

Voici sa réponse, réceptionnée le 7 juillet :

"Bonjour,
grâce à une amie je me suis découvert cité dans un article de votre blog... Je tiens à préciser qu'il s'agit de:
1) des mots, jamais suivis de passage à l'acte;
2) un défoulement personnel, sur le profil personnel d'une amie.
Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui expriment beaucoup pire et plus extrême que cela sur d'autres sujets, et ce au quotidien (j'en n'ai pas l'habitude, ça n'a été qu'un épisode). "

Des mots, un défoulement.... Facebook n'est pas un défouloir et la loi n'autorise pas d'insulter et de menacer à bout de champ.

La cause animale ne gagne rien en insultant et menaçant les gens, bien au contraire.

 

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