Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Plantes sauvages en alimentation et mythes

Cet article s'inscrit dans la suite des articles "La comestibilité des plantes sauvages, une notion qui n'existe pas" et "L'art de transformer les plantes sauvages en beurre" que vous pouvez découvrir sur mon blog. Dans ces articles, j'ai développé la question sur la relativité du concept de plante sauvage comestible mais aussi les dérives qui existent.

Ce troisième article consacré aux plantes sauvages comestibles va présenter notamment la consommation actuelle des plantes sauvages sous la perspective sociologique et culturelle. L'objectif est d'amorcer une réflexion, poser des questions.

La connaissance de la nature exige une certaine humilité, l'activité de cueillette des plantes sauvages également. Dans ce dernier domaine, prudence, réflexion et esprit critique sont des qualités indispensables pour ne pas avaler tout et n'importe quoi.

La consommation de plantes sauvages, une mode ?

L'utilisation des plantes sauvages remonte historiquement et raisonnablement à la période d'avant le néolithique, lorsque l'homme était un chasseur cueilleur.

Avec l'agriculture puis l'urbanisation, notre espèce a perdu l'habitude de consommer des plantes sauvages.

Depuis quelques années, on constate un mouvement de retour au naturel et la consommation de plantes sauvages en est un épiphénomène. Un ethnobotaniste résume ce constat en indiquant que "les plantes sauvages ne sont pas une fin en soi mais un moyen de réconcilier l'homme et la nature"

Ce phénomène de retour à la nature véhicule aussi dans son sillage la notion d'ancestralité, le mythe d'un paradis perdu, par opposition à la civilisation urbaine et technologique. D'autres l'envisagent aussi comme une consommation plus respectueuse de l'environnement, en opposition à l'agriculture intensive.

Par conséquent, on est en présence ici de trois dichotomies :

- le naturel contre l'artificiel ;

- l'ancestral contre le moderne ;

- la consommation raisonnée contre l'agriculture intensive.

Je me méfie toujours des divisions binaires, la réalité étant en principe tout sauf manichéiste. Et cette schématisation simpliste, outre de ne pas être objective et réelle, peut véhiculer dans son sillage des dérives qu'on envisagera succinctement.

Plantes sauvages en alimentation et mythes
Éléments de réflexion sur la notion de naturel

Définir la notion de naturel est une tâche ardue car cette notion fait cogiter les philosophes depuis très longtemps. On oppose souvent le naturel à l’artificiel ou à ce qui est façonné par l'homme. Le naturel est-il donc ce qui se fait tout seul ?.

Ce qui se fait tout seul, c’est ce qui existe spontanément. Donc tout les produits agricoles ne sont donc pas naturel si on suit cette définition.

Un auteur indique : "Loin d’être un acte anodin, récolter des plantes sauvages, qui ont poussé sans l’intervention de l’homme".

A priori on pourrait penser que les plantes sauvages sont "naturelles". Comment estimer ce qui est dû ou non à l’intervention humaine ? Comment séparer les causes naturelles des causes artificielles de l’existence ? L’impact de la pollution humaine sur la faune et la flore sauvage enlève à ces derniers leur caractère naturel. Par exemple, l'ortie se plaît dans les décombres, les sols riches en nitrates, des milieux où la main de l'homme est présente. Peut-on donc en conclure que l'ortie pousse naturellement sans l'intervention de l'homme ?

Comme toute espèce, les plantes sauvages sont également soumises à l'évolution et la sélection naturelle darwinienne.Les plantes sauvages les plus adaptées à leur environnement seront sélectionnées et l'homme influe sur cet environnement. Ce phénomène est encore plus frappant en milieu urbain.

Alors des plantes sauvages qui poussent sans intervention de l'homme ? Ce n'est pas parce qu'une plante n'est pas semée par l'homme que ce dernier n'a pas d'influence sur elle, même indirectement.

Si l'on pousse le raisonnement plus loin encore, sans intervention humaine, les écotypes végétaux retourneraient d'abord à l'état de buisson puis de forêt, ce qui restreindrait nettement la diversité des apports.

Plantes sauvages en alimentation et mythes

La notion d’aliment naturel est donc un mythe qui se caractérise par l’obsession du retour à la nature et à la tradition, la non acceptation sociale du progrès scientifique, la croyance que la nature est toujours bienfaisante. Le paradoxe est entre l’image rassurante et attrayante (mais surtout commerciale) de l’aliment naturel et l'exigence par le consommateur d'une sécurité absolue souvent obtenue par des traitements technologiques. L’aliment naturel serait donc plutôt un rêve sinon un mythe devant l’impossibilité de le définir et d’y associer une réglementation stricte. Pour la DGCCRF (Répression des Fraudes) d'ailleurs, le terme de "naturel" n'a pas de définition règlementaire.

En conclusion, cette opposition entre naturel et artificiel, sauvage contre agriculture, n'a aucune pertinence. Cette rhétorique naïve et inexacte sur les plantes sauvages se rencontre également chez certains adeptes de la permaculture dont certains parlent de " cultiver des plantes sauvages sans les domestiquer" , du mouvement végan (qui tient de la religion et des croyances que toutes les espèces sont égales) ou des naturopathes, en somme des mouvances utopistes et illusoires qui surfent sur ce terme de "naturel".

Est-ce un hasard que quand on parle de plantes sauvages comestibles, tout ces derniers ne sont jamais loin ?

Le recours à l'argument du produit naturel est l'ultime argument des charlatans pour se démarquer d'autres produits qui sont sur le même créneau que leur attrape-nigauds, par l'opposition qu'ils veulent créer avec les concurrents qui, eux, seraient chimiques et pas naturels (où est la limite entre les deux ? Sachant que le "chimique" est le fait de n'utiliser qu'une ou plusieurs molécules isolées d'un produit naturel, voire de la synthétiser, le but étant qu'elle garde sa structure originelle donc "naturelle")

Il n'existe pas de position nette. L'opposition entre l'aliment naturel et l'aliment non naturel est un faux débat et surtout une erreur conceptuelle entre l'idée que ce qui vient de la nature est nécessairement bon et que ce qui est issue de la technologie humaine est néfaste.

Plantes sauvages en alimentation et mythes
Le mythe de l'ancestralité

On entend souvent dire qu' autrefois les hommes étaient proches de la nature et se nourrissaient de produits naturels et non transformés. De ce fait, ils se portaient mieux qu’aujourd’hui et qu'il faut donc revenir à ces pratiques ancestrales. Un ethnobotaniste a bien écrit La nature nous sauvera : réponses préhistoriques aux problèmes d’aujourd’hui.

Plantes sauvages en alimentation et mythes

Ce message est très loin de la réalité. Nos ancêtres ont heureusement vite compris que la nourriture était périssable et que les produits "naturels" étaient dangereux en l'état. L'homme a découvert la cuisson, le salage, la fermentation, etc. dans le but de conserver les aliments et les rendre comestibles.

Cet auteur nous invite à revenir à la préhistoire en indiquant que "le cueilleur vit encore en chacun de nous. Alors comment le réveiller ? « En allant faire un tour dans la nature, en sentant une plante, en en touchant une autre. Il s’ouvre alors un embryon de relation et petit à petit le sauvage peut se réveiller… » "

Le même phénomène existe en nutrition avec la mode du régime paléolithique qui ne repose sur aucune preuve scientifique solide.

C'est oublier que les plantes sauvages ont, tout comme l'homme, évolué depuis les temps préhistoriques et se sont adaptés aux différents changements climatiques et environnementaux. Les hommes préhistoriques ne consommaient pas les mêmes plantes sauvages qu'on consomme actuellement.

Ce biais d'ancestralité ne donne-t-il pas une fausse impression de caractère immuable de la nature, caractère rassurant face au progrès et au modernisme qui s'inscrivent davantage dans une démarche de changement ? L'homme présente une certaine résistance au changement, synonyme d'inconnu et d'incertitude. Mais croire pour autant que la nature est immuable, il n'y a rien de plus faux.

Cette mode néanmoins à ses avantages puisqu'elle nous fait réfléchir sur notre façon de consommer mais il convient de rester vigilant et garder son esprit critique face aux discours de ceux qui veulent nous ramener à la préhistoire. Le monde a changé depuis cette époque et tout retour en arrière est inenvisageable.

Les biais cognitifs d'appel à la nature et d'ancestralité ne reposent pas sur la méthode scientifique qui nous a apporté les indéniables succès de la médecine moderne, etc. mais sur des idées désuètes sur lesquelles nos prédécesseurs ont travaillé dur pour enfin s'en défaire. Il existe des gens cependant qui voudraient nous faire oublier ces succès durement acquis, des personnes qui aspirent à adopter des idées réconfortantes mais totalement fausses, et veulent nous tirer en arrière, vers des pratiques d'un autre âge.

Mon avis est que ceux qui présentent la consommation des plantes sauvages sous ces angles surfent sur une mode et sont tout sauf rigoureux. Le mythe de la nature parle aux gens et est plus vendeur que de simples aspects culinaires. Ce n'est pas tant la consommation des plantes sauvages sensu stricto qui est donc une mode, c'est le détournement et les arguments fallacieux pour la justifier qui sont une mode. Ce phénomène se rencontre d'ailleurs dans d'autres domaines (alimentation, cosmétique, etc.)

Une plante sauvage comestible, une notion qui n'existe pas

C'est une notion que j'ai déjà développé dans un précédent article mais j'aimerais ici rappeler une notion importante et essentielle : ce n'est pas parce qu'une plante est comestible que toutes les parties de la plante le sont. Par exemple, les fleurs du sureau noir (Sambucus nigra) sont comestibles, ce qui n'est pas le cas des feuilles.

La notion de comestibilité peut changer aussi selon la maturité de la plante, la saison etc.

Pour toute ces raisons, dire qu'une plante est comestible est un non-sens.

L'appropriation par les charlatans du naturels

On remarque que les plantes médicinales intéressent beaucoup de monde dont certains naturopathes. En France, ces gens ne sont pas reconnus comme des professionnels de santé , beaucoup utilisent des concepts pseudo scientifiques comme détox, alimentation alcaline etc. N’importe quel quidam peut s’improviser naturopathe.

La naturothérapie s'autoproclame "médecine qui cherche les causes de la maladie et qui dans la compréhension naturelle des signes et des phénomènes cliniques, biologiques et physiques, propose des traitements qui iront dans le sens du renforcement des défenses de l'organisme". Rien de bien nouveau en somme, reste la démarche diagnostique et thérapeutique qui peut paraître inquiétante surtout lorsqu'on lit la charte des naturothérapeutes :

"Un naturothérapeute est un médecin qui s'éloigne de la médecine hospitalière, inhumaine et parfois dangereuse; c'est un éducateur en santé, un hygiéniste, un médecin de l'environnement et du mode de vie(...) il essaie de rétablir les énergies de vie souvent inexistantes car masquées par des causes pathologiques. C'est un esthéticien : les gens en bonne santé sont beaux."(L'Impatient, n°26,1976).

Chez les naturothérapeutes le phénotype est le miroir des maladies présentes ou à venir. D'ailleurs Marchesseaux, un des fondateurs d'une école de naturopathie, ne voulait-il pas proposer de sélectionner, suivant un canon morphophysiologique et des épreuves athlétiques, les meilleurs géniteurs seuls autorisés à avoir des enfants ?

Le lecteur curieux pourra consulter le lien suivant http://www.charlatans.info/naturo.shtml

Qu’en conclure ? certains ont compris que la mode des plantes sauvages peut rapporter de l’argent, qu’elle s’inscrit dans l’air du temps. Qu’importe les considérations scientifiques, médicales, si c’est naturel, ça ne peut être que bon (sic)

Plantes sauvages en alimentation et mythes

Les plantes sauvages n’appartiennent pas à la sphère des médecines « alternatives », ni aux naturopathes et ce n’est certainement pas grâce à eux que le savoir de nos ancêtres s’est perpétué jusqu’à nous, ni continuera à se perpétuer.

Ils nous ressortent un mot du Moyen-Age, « simple » qui désignait les plantes médicinales. Ils se disent victimes des lobbies pharmaceutiques ou industriels. Certains ne sont que des producteurs cueilleurs, d’autres usurpent un titre d’herboriste qui n’existe plus. On voit beaucoup de mauvaise foi dans ce domaine et surtout de l’illusion pour pallier à l’absence de compétences médicales. Les discours fantaisistes et simplistes (sans jeu de mot) doivent inviter à la vigilance et à l’esprit critique contre ceux qui veulent nous ramener à l'époque médiévale;

On ne pourra leur reprocher de surfer sur un engouement populaire dont ils veulent aussi une part du gâteau, et sans avoir besoin de faire de longues études.

D'autres éléments de réflexion

Le biais de la famine

Nombre d'auteurs citent des plantes sauvages consommées en temps de guerre ou de siège. Il est évident que lors d'une famine, l'instinct de survie prend le dessus et qu'on est prêt à consommer n'importe quoi pour se maintenir en vie. De ces expériences, peut-on nécessairement conclure sur la comestibilité des plantes et généraliser cette consommation ? La question est ouverte.

La consommation des plantes sauvages a certainement plus d'une fois sauvé des gens en période de disette mais ne mélangeons pas les époques, les contextes et ne faisons pas d'une situation extrême une généralité.

De la confusion des genres

L'ethnobotanisme est une discipline qui s’intéresse à l'étude des relations entre les hommes et les plantes. La dimension culinaire en fait partie. Cette discipline n'a pas compétence sur les aspects de phytotoxicité. La confusion des genres peut être dangereuse. Par exemple, Phytolacca americana est une plante très toxique mais un ethnobotaniste, dans un ouvrage de 2002, indique que les jeunes parties aériennes printanières sont réputées comestibles après une cuisson à deux eaux. Et pourtant des cas d'intoxication par des feuilles de phytolaque sont documentés malgré une cuisson à l'eau plusieurs fois (Bruneton, 2005).

Outre la confusion que cela entretient, on peut concevoir que certaines plantes, à l'état de jeunes pousses, peuvent présenter une concentration moindre de certaines substances toxiques qu'à l'état adulte. Néanmoins, un nouveau risque se présente, celui de faire une erreur d'identification, une confusion avec une autre plante. Il n'est pas toujours très aisé d'identifier une plante à l'état de jeune pousse.

On peut pousser la réflexion plus loin et se dire que certains peuples, qui ont co-évolués avec des plantes, sont peut être mieux adaptés et "armés" pour les consommer que d'autres personnes qui n'en ont jamais consommés. Cette hypothèse a toute sa signification à l'heure de la mondialisation, de l'expansion d'espèce invasive dans nos biotopes mais aussi de la mode des "super aliments" et autres aliments exotiques qui n'ont de miraculeux que de soulager les bourses.

Tout ce qui est comestible ne se mange pas

Si l’on se réfère à la définition du Petit Larousse, comestible signifie ; "qui peut servir de nourriture à l’homme"
Pour autant, tous ces aliments ne présentent pas forcément des caractères gustatifs intéressants.
La notion de comestibilité se réfère donc uniquement à l’innocuité supposée de l’espèce et n’informe en aucun cas sur la qualité gastronomique. «Le comestible n’est pas toujours consommable », écrivait l’anthropologue Jean Pouillon.

La comestibilité donc est un débat avant tout culturel. Il démontre que l’alimentation n’est pas seulement une affaire de biologie ou de santé, mais aussi, surtout dans nos sociétés modernes, une question de choix. Tout un chacun est libre de manger plutôt des aliments d’origine végétale ou animale, en d’autres termes, ce que bon lui semble. C'est un des avantages de la physiologie omnivore de l'homme. L'erreur est donc de chercher des arguments scientifiques pour justifier ces choix.

Conclusions

A travers toutes ces réflexions, on voit que la nature ne fonctionne pas par dichotomie.

Il serait tellement plus simple intellectuellement de classer les plantes comestibles d'un côté et les toxiques de l'autre mais ce n'est pas le cas. On estime que 5 % de notre flore est toxique. Néanmoins, 20 % en moyenne des plantes comestibles présentent un risque de toxicité.

La connaissance des plantes sauvages est aussi vieille que l’humanité. Les guides et les stages de cueillette fleurissent, les plus grands chefs s’arrachent ces pousses aux saveurs boisées, champêtres ou fleuries. Une mode s'est installée avec ses aspects positifs mais aussi négatifs. Je suis le premier à me réjouir qu'on réfléchisse sur notre façon de consommer et qu'on considère autrement ces plantes sauvages appelées improprement "mauvaises herbes"

Véronique Pellé nous dit que les plantes sauvages comestibles nous nourrissent 3 fois :, "la première fois lorsqu’on se laisse émerveiller par leur beauté, la seconde fois au moment où l’on sort les cueillir, respirant ainsi pleinement l’air frais & s’activant en marchant – participant ainsi à l’activité quotidienne nécessaire à une bonne santé, et la troisième fois lorsqu’on les mange"

Pas question de nourrir la planète avec les « mauvaises herbes » cela correspond à une prise de conscience, à un choix diététique, philosophique, écologique. Incorporer néanmoins des plantes sauvages dans son alimentation s'inscrit dans un équilibre et une diversité alimentaire mais cette consommation, pour diverses raisons, nécessite de solides connaissances préalables.

Le consommateur d’aujourd’hui cherche une certaine authenticité dans son alimentation et exige du goût (Aurier et al 2005, Fischler et Masson 2008). Le goût reste en effet un critère majeur de qualité pour les français. Cette quête actuelle est le reflet d’un retour à des valeurs dans lesquelles le consommateur se reconnaît. L’industrie agroalimentaire l’a bien compris et on a vu apparaître sur les packagings des termes évoquant chez les individus un passé vécu, ou le plus souvent imaginé et rêvé. Cet ancrage dans une mémoire personnelle ou collective donne une signification symbolique aux produits. La consommation des plantes sauvages n'échappe pas à cette symbolique, à cette pensée magique comme dirait Fischler.

De façon pragmatique, on ne peut qu'encourager la prise de conscience du consommateur à consommer différemment, à donner du sens à ses aliments. Mais la vigilance doit rester de mise sur les charlatans qui veulent dichotomiser les notions, sacraliser la nature et qui surfent sur les craintes du monde moderne. La consommation des plantes sauvages n'est ni un acte de foi, ni une revendication, ni la possession d'une mouvance. Il faut dépasser cette récupération naturo théâtralisée, les élucubrations des charlatans du naturel.

Une consommation raisonnée est la problématique de tout le monde et reconsidérer autrement les plantes sauvages, les inclure dans son existence, est essentiel. Je n'irais pas jusqu'à dire que les plantes sauvages sauveront l'homme, elles ont bien vécues sans lui et continueront de même, mais s'y intéresser donne déjà une formidable leçon d'humilité devant la diversité du vivant et la complexité de ses interactions.

Sources :

Thèse "Les plantes sauvages en gastronomie : précautions à prendre et risques d'intoxication par confusion avec des plantes toxiques" de Coralie Bergerault, soutenue le 16 septembre 2010

« NATURALITÉ » ET NATURALISATION DES ALIMENTS.PERSPECTIVES SOCIOHISTORIQUES par Olivier Lepiller, Académie d’Agriculture de France – 2014. Séance du 12 février.

Note d'information DGCCRF n°2009-136 Emploi des termes « naturel », « 100 % nature » et de toute autre expression équivalente sur l’étiquetage des denrées alimentaires.

LES INDUSTRIES ALIMENTAIRES PEUVENT-ELLES CONSERVER LA « NATURALITÉ » DES ALIMENTS ? par Pierre Feillet, Académie d’Agriculture de France – 2014. Séance du 12 février

Cahiers de Nutrition et de Diététique Volume 51, Issue 1, March 2016, Pages 40–47

L'aliment naturel, un mythe ? Professeur Marcel Sainclivier, ENSA Rennes

Jean-Denis Vigne, archéozoologue, directeur de recherches au CNRS, Régime préhistorique : les nouveaux mythes de la caverne

Isabelle Bouard Regard anthropologique sur les interdits alimentaires

Fischler, Claude Manger magique. Aliments sorciers, croyances comestibles. Autrement, Coll. Mutations/Mangeurs, N°149, Paris, 1994,

Michelle Bergadaà, Bertrand Urien Le risque alimentaire perçu comme risque vital de consommation

Marielle Salvador-Perignon Les représentations mentales du mode de production des produits alimentaires

http://www.gourmandises-sauvages.com/site/recolterlesplantessauvagescomestibles

Partager cet article

Repost 0